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Ce mercredi 20 décembre, en séance plénière de la Collectivité Territoriale de Martinique, les élus PPM et leurs alliés au sein de EPNM ont tous voté pour le couplage de la chaudière de l'Usine sucrière du Gallion avec Albioma. Du côté de la majorité, on a vu la main levée du communiste Michel Branchi, et les deux bras de Yan Monplaisir tendus comme pour hisser un trophée, celui de la honte. A l’entendre en campagne électorale, déclarer son opposition à ce projet qu’il promettait d’arrêter en cas de victoire, on mesure le sens de l’honneur de cet élu de Droite (LR), qui ne voit que ses intérêts. 

 

 

Il y a eu le scandale du chlordécone, insecticide polluant interdit aux Etats Unis et en France, mais qui a bénéficié au nom des intérêts des gros planteurs Békés, d'une dérogation de cette même France. Commençait alors l'empoisonnement des Nègres des colonies. Les terres de Martinique resteront polluées pour au moins un siècle, avec les conséquences que la population connaît déjà : une multiplication des cancers.

C'est dans ce contexte que des élus Martiniquais ont choisis de permettre à la multinationale Albioma de polluer encore le pays avec les particules fines qui lâchées dans l'air, augmenteront les risques de cancers et autres maladies. Qui ira encore voter pour ces femmes et ces hommes qui au nom de leur allégeance au pouvoir économique, à l'argent, ont condamné à mort leurs compatriotes ?

 


Personne n’oubliera l’intervention emportée de l’élu du MIM, Richard Barthelery, président de la SAEM Le Gallion. S’il a du sortir au moment du vote (avec tous les élus membres du Conseil d’Administration de la SAEM, en vertu des textes réglementaires), il a hurlé fièrement son allégeance, déclarant comme un bon géreur d’habitation dont le pouvoir est limité aux ordres du maître, qu’il a ordonné l’exécution du vote « à l’unanimité » du conseil d’administration, c’est à dire le couplage de la chaudière avec Albioma. L’élu du MIM, qui a perroquetisé les arguments d'ALBIOMA, a juré son attachement au Gallion et surtout aux salariés, dans un indigne chantage au chômage quand il est surtout question d’un danger sanitaire pour toute la population, d’un principe de précaution.

 

Le communiste Michel Branchi qui a choisi le camp d’Albioma, avec les arguments bidon, les arguments pseudo scientifiques de la trahison, ne peut ignorer ces épisodes de notre histoire dans les plantations post-esclavage.

N’importe quel vieux communiste martiniquais peut raconter cette époque où les valeureux syndicalistes de la CGTM parcouraient les champs de cannes pour expliquer aux ouvriers, l’importance pour eux d’être affiliés à la Sécurité Sociale. Ces syndicalistes étaient confrontés à des réactions hostiles de ceux pour qui ils se battaient pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Et pour cause, les patrons békés avaient expliqué aux ouvriers que leurs salaires allaient diminuer avec les prélèvements destinés à leur protection sociale. L’histoire bégaie souvent !

 

 

Multi chef d’entreprises, Yan Monplaisir a les moyens financiers de voyager avec sa famille, pour se faire soigner ailleurs dans des cliniques privées. 

 

Catherine Conconne élue PPM qui, avec la grande élégance qu'on lui connaît, a attaqué personnellement le Conseiller exécutif Daniel Marie-Sainte, coupable d'avancer des arguments sérieux et vérifiés sur toutes les magouilles qui ont précédé l'arrivée d'Albioma sur nos terres martiniquaises. Des hectares de terres offertes gracieusement à cette multinationale par l’ex- Conseil Régional où, celle qui est devenue Sénatrice depuis, était 1ère vice-présidente. L’élue PPM, membre du conseil d'administration de la SAEM qui n'a en conséquence pas voté, avait annoncé, après avoir perroquétisé des arguments "scientifiques" sur la biomasse, qu'elle est pour le couplage et que son groupe votera pour. Catherine Conconne, avec les nombreux voyages vers Paris payés par l’argent du contribuable et avec ses confortables revenus de Sénatrice, pourra se faire soigner dans les meilleures hôpitaux ou cliniques privées de France, en cas de maladie provoquée par l’odieuse pollution.

Combien de Martiniquais peuvent en faire de même ? Ils pourront crever dans leurs hôpitaux en mauvais état, mais ce ne sont pas les préoccupations de celles et ceux qui, ce 20 décembre 2017, ont levé les bras de la honte, de la trahison. Ils ont choisis de condamner à mort les Martiniquais. Dans ce dossier de chaudière de l'usine sucrière, où se mélangent toutes les manipulations, tous les mensonges, toutes les indignités, on peut se demander qui a été sucré.

Lisa David

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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