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On a pu constater le silence des élus de ce pays Martinique, face aux violences policières exercées hier jeudi 16 juillet 2020, contre des jeunes militants anti-chlordécone, venus manifester pacifiquement leur solidarité à leurs camarades placés en garde à vue, au prétexte de violences le 13 janvier dernier devant le Palais de Justice de Fort-de-France. Ce 13 janvier où on a pu assister à la violence des forces de l'ordre qui a entrainé des réactions de colère de dizaines de jeunes de la capitale. Le Préfet, fort de la complicité silencieuse, quand ce n'est pas des courbettes de certains élus, a décidé ce jeudi d'envoyer des gendarmes devant le commissariat pour exercer d'inadmissibles violences sur les manifestants, photographes, ou toute autre personne se trouvant aux alentours. Jean-Philippe Nilor et Marcellin Nadeau adressent un courrier au Préfet Stanislas Cazelles, pour dénoncer le  « déferlement de violences policières que la Martinique a subi hier après-midi ».

Monsieur le Préfet,

Face au brusque déferlement de violences policières que la Martinique a subi hier après- midi, jeudi16 juillet 2020, dans le centre de Fort de France, nous tenons à vous interpeller.

En effet, au delà de notre légitime émotion, nous nous posons de nombreuses questions qui ne sauraient rester sans réponses de votre part.

Comment expliquer ces arrestations excessivement musclées de militants « activistes » dans un contexte de relatif apaisement ?

Les martiniquaises et les martiniquais étaient jusque là surtout préoccupé-e-s par les conséquences de la crise sanitaire que nous subissons depuis plusieurs mois ainsi que par le retour de la violence armée qui endeuille nos familles au quotidien sans émotion ni mobilisation particulière des forces de l’État.

Comment comprendre cette provocation d’un policier censé assurer le maintien de l’ordre et qui paradoxalement a été à l’origine de cette accélération de la violence ?

Comment accepter de voir des forces de l’ordre commettre l’irréparable en s’en prenant sans ménagement et sans respect à notre tambour martiniquais, symbole de la résistance et de l’unité de notre peuple ?

Et surtout, comment expliquer la brutalité avec laquelle les forces de police et de gendarmerie se sont déchainées sur des manifestants, entrainant de graves blessures chez certain-e-s d’entre eux (elles) ? Brutalité aggravée par d’inadmissibles insultes (dont certaines à caractère raciste) qui auraient été proférées à leur encontre par certains membres de ces forces de l’ordre.

En tant qu’élus martiniquais, nous attendons du représentant de l’État que vous êtes de claires explications, car nous ne saurions accepter l’inacceptable.

Dans l’attente, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos salutations.

Jean-Philippe NILOR                                                                                                  

Député de Martinique

Marcellin NADEAU

Maire du Prêcheur

 

 

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