Parce que nous avons besoin d'une presse libre

Actualité

Notre article a t-il réveillé le Président de l’Université des Antilles, Eustase Janky ? Peu après la parution de notre article nous avons reçu un « Mot du Président ». On ne saura pas ce qu’il pense d’un éventuel trouble à l’ordre public, provoqué par un retour en héros des enseignants mis en examen pour des faits graves : faux en écritures publics, usage de faux, détournement de fonds publics, atteinte à la liberté d’accès des candidats dans les marchés publics, recel d’un bien provenant d’un délit, escroquerie en bande organisée. On sait que le Président n’est pas content quand la jeunesse a le courage de se lever pour exiger d’être respectée. Pour lui, ce sont ceux qui refusent des personnages mis en cause dans un scandale financier au sein d’une université, qui troublent l’ordre public : « Si le droit d'être en grève est pleinement reconnu et encadré, celui d'entraver la circulation et la liberté de milliers d'étudiants et personnels est un manquement aux règles républicaines les plus élémentaires. Dès lors, je ne peux que regretter la présence d'enseignants-chercheurs sur ces barrages, et plus particulièrement de responsables qui troublent l'ordre au sein de l'établissement public auquel ils appartiennent. »

Chers membres de la communauté universitaire,


Ce jeudi 22 mars 2018, des barrages sont érigés à l'entrée du campus de Schoelcher en Martinique. Une vingtaine d'étudiants accompagnés de personnels de l'Université des Antilles manifestent sur ce point d'entrée, sans préavis. Des pancartes " Présomption de culpabilité ", " université volée, jeunesse sacrifiée " et " respect pour notre jeunesse " sont brandies.  

Des contrôles continus ont été annulés ce matin, d'autres épreuves à venir se retrouvent menacées alors que, je le rappelle, le calendrier de notre université est 
contraint et que l'avenir de plusieurs promotions d'étudiants voudrait être mis en péril.

Si le droit d'être en grève est pleinement reconnu et encadré, celui d'entraver la circulation et la liberté de milliers d'étudiants et personnels est un manquement aux règles républicaines les plus élémentaires. 

Dès lors, je ne peux que regretter la présence d'enseignants-chercheurs sur ces barrages, et plus particulièrement de responsables qui troublent l'ordre au sein de l'établissement public auquel ils appartiennent.

J'ai été alerté par plusieurs étudiants inquiets non seulement pour leur semestre mais aussi pour leurs démarches d'inscriptions dans des établissements extérieurs. 

Je veux ici les rassurer et leur assurer que la tenue de leurs examens constitue pour moi une priorité et ne saurait être mise en question.

Je conclus en rappelant que nous sommes dans un État de droit et qu'il est fondamental, en particulier pour les agents de la fonction publique, de respecter les 
textes réglementaires. 

Très sincèrement 

P/O Monsieur le Professeur Eustase JANKY Président de l'Université des Antilles 

Site de presse en ligne
ISSN 2726-0100

Aidez Freepawol

pour une presse libre

Articles liés

« Je vais te faire l'opération... J'espère que tu ne dormiras pas chez toi. Tu auras deux oreilles arrachées..

On peut s’étonner du silence du Président de l’Université des Antilles, sur la crise que traverse l’institution depuis la décision de la Cour d’Appel de lever l'interdiction de pénétrer sur le camp

Dans la même rubrique...

Les étudiants des pôles de Guadeloupe et de Martinique font savoir qu'ils ne participent à aucun mouvement de grève.

La photo en étonnera plus d'un, mais c'est la preuve que toutes les manoeuvres pour empêcher la présidente de l'Université des Antilles de rencontrer le Président de la République, François Holland

Emmanuelle Bramban est mobilisée contre la loi El Kromi et elle fait partie des milliers de manifestants qui frappent le pavé à Paris depuis le 9 mars 2016, pour que le

Pages

« 2 3 4 5 6 »

Articles récents

Après les violences policières exercées sur un jeune manifestant, Kéziah Nuissier,  frappé violement par plusieurs gendarmes,

Maître Raphaël Constant, ne cache pas qu'il est un avocat militant. Il le précise. Dans les salles d'audience ou en dehors, il est connu pour sa liberté de parole.

On a pu constater le silence des élus de ce pays Martinique, face aux violences policières exercées hier jeudi 16 juillet 2020, contre des jeunes militants anti

Le Préfet a choisi face à la capacité de courbettes de nombreux élus du pays autour de lui, de répondre par la violence à une mobilisation solidaire et pacifiqu

Pages

« < 2 3 4 5 6 »