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Le scandale de détournements de fonds publics du CEREGMIA, qui salit l’Université des Antilles, ne finit pas d'attirer le regard de la presse nationale française. Ce scandale, devenu l'ouragan de la décennie, sous nos cocotiers que la nature épargne depuis le passage de Dean, fait des dégâts. Ses vents mauvais sèment nos déchets au-delà des océans, en attendant que sorte de notre marigot local, la réponse de la justice.  Dernier article vu dans la presse française, celui signé de Géraldine Dauvergne, dans le journal « L’Etudiant », en décembre 2014, il nous avait échappé. En Martinique, circulent ces jours-ci, les mails insultants des protagonistes de l'affaire CEREGMIA.

NE PAS DEVENIR UNE MICRO-UNIVERSITÉ

Le pôle universitaire guyanais, longtemps parent pauvre de l'UAG, a obtenu en moins d'un mois son indépendance. La grève qui a mené à l'éclatement de l'université était portée par une intersyndicale, composée d'enseignants et d'un collectif d'étudiants. Leurs revendications sur le rééquilibrage des recrutements de professeurs en faveur de la Guyane et l'instauration de meilleurs services pour les étudiants ont vite été supplantées par la revendication d'une université de plein exercice. Le ministère a accepté, en un temps record.

"La grève a commencé le 5 octobre 2013, récapitule Corinne Mencé-Caster. La création de l'université de la Guyane a été décidée le 2 novembre, initialement pour 2015 ou 2016. Le décret du 30 juillet 2014 portant création et organisation provisoire de l'université de la Guyane fixe la date de la première rentrée à septembre 2014 ! La scission de l'université a été précipitée. Et de tout cela, je n'ai pas été informée en amont, la concertation au sein de l'université n'a pas eu lieu." Selon le rapport sénatorial sur l'avenir du système universitaire aux Antilles et en Guyane, paru en avril 2014, l'État aurait géré "dans la précipitation" une situation explosive, par "défaut d'anticipation".

Après le pôle de Guyane, le pôle guadeloupéen fut à son tour en proie aux grèves, en mars 2014. "L'enjeu a été de préserver un établissement antillais unique sur deux pôles, Martinique et Guadeloupe, avec pour chacun une autonomie renforcée, explique la présidente de l'UAG. Au moment où toutes les universités font des rapprochements et des fusions, nous ne pouvons pas prendre le risque de devenir une micro-université comme la Guyane ! Il faut que nous parvenions à mutualiser nos moyens dans l'espace caribéen." L'arsenal administratif et juridique permettant aux pôles de mener leurs projets stratégiques dans le cadre d'un contrat d'objectifs et de moyens avec l'université des Antilles est prêt. "L'ordonnance du 17 juillet entérine l'autonomie des pôles universitaires régionaux de l'UA", se félicite Corinne Mencé-Caster.

La suite à lire ici : L'université des Antilles dans le brouillard - Educpros

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