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Le chef de la police nationale, le général Manuel Castro Castillo, s’est rendu hier, dans l'après-midi, sur les lieux de l'assassinat de l'immigrant haïtien dont le corps été accroché à un arbre dans le parc Ercilia Pepin, à Santiago. Castillo Castro était accompagné par le général Sena Rojas, directeur des enquêtes criminelles et d’autres responsables de la police. La mort de l’Haïtien, connu avec le surnom « Tulile » s’est produite dans les premières heures du matin, mercredi 12 février et son corps a été trouvé des heures plus tard, les mains et les pieds liés et présentant des ecchymoses.

La  presse locale rapporte que les enquêteurs ont interrogé plusieurs Haïtiens et Dominicains sur la mort de cet homme qui a vécu sans papiers et a travaillé comme cireur de chaussures dans la région où son corps a été retrouvé. ( Insoutenable racisme à Saint-Domingue: Un Haïtien pendu sur une place publique | Free Pawol )

Selon d’autres informations diffusées dans la presse locale, la police rechercherait deux immigrants haïtiens sans papiers, qui seraient considérés comme suspects, pour avoir été vus le soir, avec la victime « qui dormait sur un banc ».  

Aucun élément concret n’est apporté dans la presse pour justifier ce qualificatif de « suspects ». Sans ces éléments concrets, il est même écrit  depuis hier dans le quotidien « Diaro Antillano » qu’il existe plusieurs versions sur les causes possibles de la mort de Tulile. Parmi ces versions avancées, la victime aurait gagné à la loterie et les « suspects » « haïtiens illégaux » l’auraient enlevé pour prendre sa part. 

La police dominicaine a déclaré mercredi qu'elle enquêtait sur plusieurs personnes, y compris trois Haïtiens.

Le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine,  Andrés Navarro, qui assistait au Forum des présidents des assemblées législatives en Amérique centrale et dans le bassin des Caraïbes (FOPREL), dont son pays prenait la présidence ce 12 février,  a déclaré que le drapeau haïtien qui est brulé et d’autres évènements violents qui ont eu lieu ces derniers jours, sont les actions de certains qui veulent briser la relation entre la République dominicaine et Haïti. 

Il a ajouté que bien que des parties souhaitent tirer profit de ce type de difficulté, l’intention du gouvernement est de renforcer davantage les relations et maintenir le dialogue entre les deux nations.

Concernant  le cas à Santiago, où un travailleur a été tué puis pendu à un arbre, dans le Parc Ercilia Pepin, le ministre a déclaré que le Procureur général et la police nationale enquêtent pour établir les faits et agir en conséquence. « Ce que nous avons à faire est de montrer comment les mécanismes d'enquête et de justice s’accomplissent dans la République dominicaine ».

Pour le ministre, des événements de cette nature peuvent se produire n’importe où dans le pays, mais la chose importante est qu’ils ne doivent pas rester impunis et que justice soit faite. Il a fait valoir que dans la République dominicaine, les droits de l'homme sont respectés.

Le conseiller municipal de New York, Ydanis Rodriguez, d’origine dominicaine,  a condamné la mort du jeune Haïtien qui a été pendu à un arbre dans un parc de Santiago de los Caballeros et a appelé les autorités de la République dominicaine à tout mettre en œuvre  pour « clarifier » cet assassinat

Dans un communiqué il rappelle  « que l’application de la loi revient aux responsables ».

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