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La Journée internationale des peuples autochtones, le "9 août", a été décrétée pour la première fois par l'Assemblée générale de l’ONU en décembre 1994, et elle a été célébrée tous les ans depuis. A l’occasion de sa célébration cette année, avec pour thème «Combler l'écart: la mise en œuvre des droits des peuples autochtones»,  le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé tous les partenaires de l'ONU à se joindre à l'Organisation pour promouvoir et protéger les droits de ces peuples, qui ont un rôle essentiel à jouer dans notre avenir commun.

A l’occasion de sa célébration cette année, avec pour thème «Combler l'écart: la mise en œuvre des droits des peuples autochtones»,  le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé tous les partenaires de l'ONU à se joindre à l'Organisation pour promouvoir et protéger les droits de ces peuples, qui ont un rôle essentiel à jouer dans notre avenir commun.

« La Journée internationale des peuples autochtones intervient cette année à un moment crucial où : le monde s'efforce tout à la fois de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement, de se forger une nouvelle vision du développement durable et de préparer le terrain à l'adoption d'un nouvel accord juridique sur le climat - le tout d'ici à 2015 », a dit Ban Ki-moon.

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones établit les normes minimales nécessaires à leur survie, leur dignité, leur bien-être et leurs droits. Mais d'immenses abîmes subsistent encore entre ces idéaux et la situation dans laquelle se trouvent la plupart de ces peuples, a-t-il rappelé.

« Le nouveau programme de développement ne saurait aboutir s'il n'intègre pas les intérêts des peuples autochtones », a ajouté M. Ban.

« À l'heure où nous préparons la Conférence mondiale sur les peuples autochtones qui doit se tenir en septembre, je demande instamment aux États Membres de collaborer pleinement avec ces peuples et leurs représentants pour améliorer leurs conditions de vie et leurs perspectives d'avenir. »

De son côté, le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, John W. Ashe, a rappelé que « la marginalisation historique des peuples autochtones est encore une réalité regrettable dans le monde d'aujourd'hui et, dans de nombreux endroits, des obstacles décourageants font partie de la vie de tous les jours. »

« Puisse ce jour être une réaffirmation de la solidarité de la communauté internationale avec vous », a dit M. Ashe, à l'adresse des peuples autochtones, dans un message lu par son conseiller spécial, Crispin Gregoire, lors d'une commémoration qui a eu lieu vendredi au siège de l'ONU.

On estime que dans le monde, 370 millions de personnes appartiennent aux peuples autochtones.

Le Brésil ne respecte pas les droits des indigènes

En juillet dernier, l’Église brésilienne a dénoncé les violences commises sur les peuples indigènes. Un rapport du Conseil indigéniste missionnaire (Cimi) intitulé Violence contre les peuples indigènes au Brésil, présenté le jeudi 17 juillet à Brasilia au siège de la Conférence nationale des évêques du Brésil, met en cause la responsabilité du gouvernement brésilien dans les atteintes aux droits des indigènes.

Le Cimi a souligné la multiplication des occupations illégales et la lenteur du processus de démarcation et d’attribution de terres aux peuples autochtones qu’il estime essentiel pour éviter des expulsions, en faveur de grands groupes industriels, d’aborigènes sur un sol qu’ils occupent parfois depuis des siècles.

Sur 1 047 terres revendiquées par les aborigènes, selon le rapport, seulement 38 % sont actuellement régularisées.

Les terres indigènes auraient dû être démarquées depuis 1993 selon la Constitution fédérale de 1988. Mais du fait de politiques économiques centrées sur l’agrobusiness, les compagnies minières, les entreprises d’énergie électrique et la construction civile, les obligations légales n’ont pas été respectées, accuse le Cimi.

« Ces secteurs d’activité sont justement les ennemis historiques des peuples indigènes et les principaux responsables des massacres, ethnocides et spoliations des territoires de ces peuples, en plus des autres violences », rappelle Cleber Buzatto, secrétaire exécutif du Cimi, qui fait un lien entre intérêts économiques et politique gouvernementale.

Le rapport constate que la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, est celle qui a le moins régularisé de terres indigènes depuis la fin de la dictature militaire. « Pour toute l’année 2013, seule une terre a été homologuée (…) au cœur de l’Amazonie », précise le rapport selon qui cette démarcation ne serait pas encore probante car elle n’a pas eu l’accord définitif de Luiz Fux, président du Tribunal suprême fédéral.

Conditions sanitaires inquiétantes, racisme et discrimination

Les missionnaires brésiliens constatent la complaisance des autorités face aux actions de grands propriétaires qui attiserait des conflits liés à la revendication des terrains.

Le taux de mortalité indigène est un des autres points que dénonce le document. Bien que le budget de la santé ait été multiplié par quatre en quatre ans, il y aurait une absence de structures de soins basiques accessibles. Selon le secrétariat spécial de la santé des indigènes (SESAI), 693 enfants indigènes de 0 à 5 ans sont morts entre janvier et novembre 2013.

Mgr Erwin Kräutler, prélat de Xingu (État du Para) et président du Cimi, met en garde quant à lui, sur le taux de suicide d’enfants indigènes : « Sur cent indigènes qui meurent ainsi au Brésil, quarante sont des enfants ».

Pour conclure, souligne la discrimination dont sont victimes, même dans les médias, les Indiens au Brésil. Des poursuites pénales sont ainsi entreprises contre des vidéos polémiques, où des députés fédéraux incitent au racisme et à la violence contre les peuples indigènes.

L’anthropologue et coordonnatrice des recherches pour le rapport, Lucia Rangel, a listé pour l’année 2013 les différentes formes de discrimination envers les indigènes : « Empêcher l’utilisation des transports en commun, refuser de donner des emplois, agressions et offenses verbales, impossibilité d’accéder aux aides sociales ainsi que le refus de prodiguer des soins médicaux. »

L’État du Mato Grosso du Sud serait l’endroit le plus violent du Brésil, d’après le Cimi. Lors des onze dernières années, sur 616 indigènes assassinés 349 l’auraient été dans cet État, caractérisé par des conditions de vie précaires pour de nombreuses communautés.

Nixiwaka Yawanawa, un Indien d’Amazonie brésilienne, a accueilli le trophée de la Coupe du monde à son arrivée à Londres vêtu d’un T-shirt portant le slogan ‘Brésil : arrêtez le massacre des Indiens’. Arborant la coiffe de sa tribu et des peintures faciales, Nixiwaka a attiré l’attention sur l’offensive brésilienne contre les droits indigènes.

 

 

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